Youssou Ndour à la Philharmonie

Lorsque j’ai pris mon abonnement à la Philharmonie au mois d’avril, j’avais repéré ce concert de Youssou Ndour en plein milieu du mois de novembre, et j’ai pris une place Je ne suis pas particulièrement branchée mballax, mais un des rares chanteurs et musicien à avoir traversé les frontières du Sénégal jusqu’à chez nous, en plus lorsque j’avais 15 ans, forcément, l’occasion était belle!

Et je n’ai pas été déçue 🙂 Le concert a commencé avec les percussions de l’ensemble Rose, pour une démonstration de tambours sabar de haut vol, qui a résonné dans l’impressionnante salle de concert de la Philharmonie, c’était génial! Et ça me donnait très envie de danser, malgré mon pied cassé…

Ensuite les choses sérieuses ont commencé… L’ami d’enfance de Youssou Ndour le présente sur scène, et dix musiciens le rejoignent: tambours, djembé, guitare, saxo, puis les choristes et le danseur, évidemment (du sabar sénégalais sans danseur, sacrilège :D)

J’avais entendu dire que Youssou Ndour est un chanteur très agréable humainement parlant, très accessible et sans excès de mise en scène. De fait, sur scène je l’ai trouvé très chaleureux, tout simple, et quelle belle voix! On a l’impression qu’on pourrait le croiser avec sa bande de potes que sont les artistes qui l’entourent, et ce ne serait pas celui qui se mettrait le plus en avant… Une rareté dans le monde de la musique, non?

Evidemment, ma bonne résolution de ne pas danser n’a pas duré bien longtemps… Et puis le mballax, c’est tout doux 🙂 Des chansons en wolof qui vous emmènent ailleurs, de beaux messages sur la fraternité et la solidarité, et la salle qui reprend en cœur… Youssou Ndour a une très belle manière de mettre en valeur les artistes présents avec lui sur scène, percussions, saxo, choristes, tous font preuve d’un très grand talent. Et le danseur de sabar qui fait le show, impressionnant, emballe les spectateurs dans la fosse en sautant au-dessus du djembé.

Les deux heures de spectacle sont passées à toute vitesse, on en aurait bien repris un peu – surtout à voir les amis sénégalais se régaler sur les chansons, danser et chanter les paroles qu’eux connaissant par cœur. J’étais dans la fosse, et j’ai bien ri en regardant les gradins: les quelques sénégalais qui avaient pris des places assises, étaient debout en train de danser le mballax – impossible de rester assis pendant ce concert! 🙂

Youssou Ndour, chanteur, ambassadeur du Sénégal par la musique, et ancien ministre de la culture, porte haut les couleurs de l’Afrique ici. Bref, je vous conseille vivement de le voir en concert 🙂

Je n’ai pas pris de photos du concert (je regrette) donc vous aurez une de celles trouvées sur le profil de l’artiste… Photo © PIERRE ANDRIEU / AFP Photo

De l’Afrique, des Caraïbes et du Brésil (et tout ça aux Lilas)

Dans le bon ordre, Mario Canonge (Caraïbes), Blick Bassy (Afrique) et Adriano Tenorio (Brésil) pour le trio CAB en concert au Triton aux Lilas, à l’occasion de la sortie de leur album Live – enregistré un an auparavant dans la même salle.

Adriano Tenorio DD aux percussions

Un régal de musique et de paroles, belle découverte pour moi qui m’apprête à lire Le Moabi Cinéma de Blick Bassy (dédicacé par l’artiste après le concert). J’ai adoré les chansons en bassa – loin de me gêner dans la volonté de comprendre le texte, entendre les chansons dans une autre langue me permet de me laisser porter par la musicalité de la langue, d’être plus à l’écoute de la musique, et peut-être de ressentir le message d’une autre manière, plus poétique et dans le ressenti du rythme des mots, que dans les mots eux-mêmes.

Mario Canonge au piano

Chacun des artistes est une pointure dans son domaine, avec chacun son univers propre, et passer du piano de Mario, aux percussions d’Antonio, à la voix de Blick, c’est un vrai bonheur. Que de virtuosité et d’humanité, ça me transporte ! 

S’il y a des gens motivés pour un prochain concert Blick Bassy ou découvrir la belle programmation du Triton aux Lilas, dites-moi donc!

Mon tout premier post de blog!

Je vous présente mon tout nouveau blog 🙂 Il est tout beau tout neuf, j’ai réussi à organiser mes pages et le présenter à peu près comme j’ai envie, je suis fière de moi!

L’idée me trottait dans la tête depuis mon voyage au Sénégal en mai, que j’ai vraiment adoré… J’en garde d’excellents souvenirs, les images des paysages dans ma tête, les rencontres particulièrement joyeuses, touchantes, et la découverte de ce beau pays. Tout ça reste bien présent dans ma mémoire, et les amitiés nouées là-bas ne se sont pas effacées pour la plupart, mais j’aurais aimé écrire à ce moment-là, raconter avec tous les détails mes aventures, les joies et les déconvenues, publier quelques photos (m’obliger à en prendre? ce n’est pas mon point fort!) pour garder une meilleure trace.

Me voici donc de nouveau sur le départ, à moins de dix jours d’un décollage en avion pour le Burkina Faso… Cette fois-ci je suis un peu mieux préparée, voici donc une tentative de blog, des idées de choses à publier. Et une valise à faire, il ne faut rien oublier!

Le consulat français s’est rappelé à mon bon souvenir la semaine dernière, ils protègent leurs ressortissants: épidémie virulente de dengue et de paludisme, je serai donc attentive à me couvrir d’anti-moustiques (la version tropicale, si tu en respires quand tu t’en sprayes, tu meurs encore plus vite que ces pauvres moustiques!) et à prendre mes cachets d’anti-palu pendant tout le séjour. Au Sénégal je n’en avais pas eu besoin, la saison sèche m’avait permis de m’en passer sans déboires. Au programme ce weekend, me retrouver aussi des pantalons et Tshirts longs pour être bien protégée le soir.

J’ai aussi fait tout mes vaccins, fièvre jaune, typhoïde, méningite, hépatite A et rage, je suis bien protégée! Mon amie C. est rassurée maintenant 😀

Quoi d’autre dans ma valise… Le Petit Futé, seul guide vraiment dédié au Burkina Faso, une liste de livres à lire pendant mon séjour, pas trop pour ne pas être surchargée, mais suffisamment pour apprécier la petite pause en solo au bord de la piscine (comment ça y’a pas de piscine? On m’aurait menti?!!!!)

Et puis surtout, un mélange d’appréhension et d’attente, de curiosité et d’inquiétude, avant de partir dans ce pays dont certains m’ont dit tant de bien – pays des hommes intègres, chaleureux, joyeux, beau et méconnu – alors que d’autres m’ont transmis leurs peurs – jeune démocratie, frontière avec le Mali et le Niger si proches, instabilité. Tout ceci est très vrai, et je suis sensible aux deux discours. Mais j’ai très envie de partir, d’en profiter, et surtout d’aller vérifier par moi-même, toucher du doigt la réalité de ce pays, et un peu aussi de l’Afrique, qu’on ne voit que par certaines images en France.

Bref, encore quelques préparatifs et je serai au point! Dites-moi aussi si j’oublie quelque chose dans ma valise ici 🙂